Notice: Undefined index: option in /var/www/autun.catholique.fr/components/com_content/views/category/view.html.php on line 272

Notice: Undefined index: option in /var/www/autun.catholique.fr/components/com_content/views/category/view.html.php on line 277

Notice: Undefined index: option in /var/www/autun.catholique.fr/components/com_content/views/category/view.html.php on line 277

Des croix à Jambles et Pierreclos

1. Croix du cimetière, qui jouxte l’église classée MH en 1943, avec les prénoms des membres d’une même famille inscrits sur le piédestal « Vincent, Jehan, Benoist Durand frères ». Dressée sur un socle, elle domine les sépultures, en signe d’Espérance chrétienne et de Résurrection. Elle porte l’effigie du Sacré-Cœur, dont la fête a été étendue à l’Eglise universelle en 1856. 


2. Croix du lavoir, rue de la Côte chalonnaise, au centre du bourg, avec l’inscription : « Erigée par Pierre Goudard et de défunte Françoise Gonnot son épouse 1859 ». Ce piédestal aux ailerons à volutes ornées d’une rose présente un reposoir pour poser bréviaire ou missel lors des processions. Le Christ en Croix, ceint du perizonium, porte des cheveux longs, il regarde le Ciel ; ses pieds parallèles sont posés sur une console. Le fût cylindrique est galbé. 

3. Croix de la place du Creux, au piédestal ancien, datant selon le chanoine Grivot de 1859. Son fût a été fracassé par un camion et a été remplacé par un fût et une croix en béton. La croix est masquée par un tilleul. L’ancienne croix portait des rainures dues soit à l’affutage d’instruments aratoires soit au grattage de la pierre pour obtenir une « poudre » guérisseuse. 


4. Croix de la rue Quart Berry, XVIe siècle,

au-dessus d’une fontaine, au croisement de la rue de la Côte chalonnaise. On lit sur le piédestal « Bénigne Berry 1658 ». La croix proprement dite paraît plus récente. On trouve dans cette famille de notables un procureur d’office du seigneur de Charnailles, un procureur au Présidial de Chalon-sur-Saône, un notaire, maire de Jambles. Elle avait une chapelle funéraire à l’église (visite pastorale de 1671).



5. Croix Menand, en haut du hameau de Brochon, avec inscription sur le piédestal : «Cette croix a été réparée en 1844 par la munificence de M. Jean Menand et Mme Madeleine Lefranc sa femme, propriétaires du domaine de M. Duhesme ancien fondateur» (famille du pèlerin de Saint Jacques de Compostelle, Pierre Menand, et du contre- révolutionnaire, Philippe Menand). Jambles se trouve sur le GR7 emprunté par les pèlerins.



6. Croix Antoine Faivre, XVIIIe siècle, au fût galbé, hameau de Champlain, dans un champ, dans la propriété des familles Faivre-Marlot: « Antoine Faivre a fait poser cette croix, à Dieu rend hommage » date illisible. Antoine Faivre fut l’un des derniers échevins de Jambles, dernier prieur de la Compagnie du Saint- Sacrement, conseiller municipal pendant la Révolution. 

7. Calvaire du hameau de La Croix, tout en haut de la Montée de la Croix, à Jambles : les trois marches symbolisent la montée du Christ au Calvaire. La croix porte la date de 1893 et l’invocation « O Crux Ave », début du 1er vers de la 6e strophe de l’hymne latine en l’honneur de la sainte Croix, « Vexilla Regis », attribuée à Venance Fortunat, évêque de Poitiers au VIe siècle : « O Crux ave, spes unica, / Hoc Passionis tempore / Auge piis justitiam, / Reisque dona veniam. » « Salut, ô Croix, unique Espérance / Dans ces temps de la Passion / Fais croître la justice pour les justes / Et donne le pardon aux pêcheurs. »



8. Croix sommitale du Mont-Avril, plateau rocheux à 420 m. situé sur les communes de Moroges, Jambles et Saint-Désert. On lit « Ce jour d’hui, 24 novembre 1839 la croix élevée par la famille Niepce (propriétaire viticole à Jambles), en reconnaissance de la découverte de la photographie avec l’agrément du Conseil municipal. Cette croix a été bénite par le Vicaire général d’Autun à la demande du curé Deliance de Jambles. » Sur le piédestal est inscrit : « O Crux Ave, Spes unica,1870», date indiquée dans une ordonnance de Monseigneur de Marguerye, évêque d’Autun, accordant « quarante jours d’indulgence aux fidèles ... qui salueront avec respect la croix récemment



rétablie sur le mont Avril... et en même temps réciteront avec piété trois Pater et Ave pour les pécheurs. » La croix proprement dite fut remplacée en 1929 par une croix de fer.

8. Croix sommitale du Mont-Avril sous la IIIe





9. Croix Paucherie, route de Givry, avant la propriété viticole de Pascal Lemonde, en haut du chemin du moulin du Ru. Endommagée, elle a été remontée à l’envers : le Christ, symbolisé par la couronne d’épines, n’est plus tourné vers l’occident (soleil couchant de sa Mort), mais vers l’orient (soleil levant de la Résurrection). C’est d’habitude le fidèle qui regarde l’orient.

Bibliographie

Y.L. Peyrerol, Jambles en Bourgogne, (1978).



10. Croix Jacques Bribant, XVIIIe siècle, route de Givry, à la limite est de la commune de Jambles et de Poncey. Jacques Bribant, son fondateur, mourut en 1745. Cette croix sans inscription est ornée d’une couronne d’épines. Le fût est cylindrique et galbé. Elle fut restaurée au XIXe siècle par M. Gros, alors propriétaire du château de Charnailles.

Paroisse Saint-Vincent des Buis

Rue Haute de la gare 03 85 92 10 16 Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.



Par les croix qu'ils ont érigées pour diverses motivations nos ancêtres ont enrichi notre patrimoine et témoigné de leur foi.
Pour les chrétiens ces croix restent aujourd’hui « le signe de la présence et de la proximité de Dieu à travers souffrances et joies, jusqu’à la plénitude de la vie éternelle. » 
























Des croix à Brancion

1. Croix du menhir de la Pierre Levée, sur le champ de la Fa, en contrebas de Brancion Le premier rôle d'une croix est de christianiser un lieu. Les croix de chemins témoignent donc avant tout de l'avancée du christianisme et de la présence de l'Église. C'est ce qui explique qu'un nombre important de menhirs ont été christianisés par l'adjonction d'une croix scellée au sommet. Ce menhir gravé d’une sorte d’idole date de plus de 4.000 ans ; il mesure 3,80m et pèse 5 tonnes. La croix, dérobée à la Révolution, fut remise par la suite. Puis le menhir tomba en 1942 pendant la seconde guerre mondiale et fut restauré. Sa base fut prise dans un coffrage de béton. Il a été l’objet de nombreuses légendes. 

2. La Croix du seigneur, surplombant le chemin d’accès à Brancion, inscrite MH en 1929, est l’objet d’une légende : parti pour la Croisade, le seigneur de Brancion laissa sa belle jeune femme Ermeline à la garde d’un vieux chevalier. Un jeune écuyer, Eulalius, qui la courtisait, fut tué d’une flèche par le chevalier, au moment où il lui déclarait sa flamme. Il s’écroula mort à l’emplacement de la croix. S’agirait-il de Marguerite de Vienne, épouse de Jocerand III, châtelain de Brancion, mort à la 7e croisade, avec Saint Louis ? En fait, la croix est beaucoup plus récente que la période des croisades : elle date dans sa partie basse de la première moitié du XVIe siècle. Une niche est creusée dans le piédestal. Le sommet de la croix, brisé à la Révolution, a été remonté au début du XIXe siècle et emporté lors d’un ouragan en 1938. Une croix en fer forgé l’a remplacé en 1941. 

3. Croix du cimetière actuel de Brancion, dans son environnement féodal.

Les places de village étaient christianisées, ainsi que les cimetières. Nous savons que les cimetières se trouvaient tous, originellement, à proximité immédiate de l'église, ce qui est encore le cas à Brancion. Ce n'est qu'à la fin du XIXe siècle que la nouvelle "morale" de l'hygiène les a rejetés à l'extérieur des bourgs. La croix qui trônait au centre du champ des morts a pu faire le même voyage, ou bien est restée sur place pour devenir une "croix d'église". La croix de cimetière domine l’ensemble des sépultures, en signe d’Espérance en la Résurrection. Toutes les croix ont, en principe, l’orientation suivante : le Christ regarde l’ouest (occident : soleil qui se couche, symbole de sa Passion), tandis que le fidèle ou le passant regarde l’est (soleil levant, symbole de Résurrection).