Vienne la rosée sur la terre !

Editorial d'Eglise d'Autun N° 20 - 07 décembre 2018
ROSEE

Nous approchons de Noël, et l’Eglise nous fait entrer dans le désir profond de voir germer de la terre ce que Dieu veut nous donner. Noël n’est pas une commémoration de plus dans les calendriers religieux ou profanes des anniversaires. Mais nous y attendons que Dieu lui-même, dans la liberté du « oui » d’une femme juive, fasse connaître son avenir et le nôtre intimement liés. Nous y attendons que le monde renaisse transformé en droiture, en justice et en vérité, dans la naissance de Jésus.

J’ai pensé ces jours-ci que trois « perles » de cette rosée nécessaire à la vie pourraient s’appeler, l’une « silence », l’autre « joie » et la troisième « confiance ».

Tant de bruits, tant de mots jetés en pâture sans amour, tant de murmures plus ou moins honnêtes… et voici que du profond silence de Dieu, le Verbe fait chair est donné à contempler par des humbles bergers.

Tant d’aspirations au bonheur déçues, tant de promesses éteintes, tant de tristesses installées… et voici qu’un chant de joie est entendu par des gens aux marges, un chant imprévisible, « source » de toutes les plus belles musiques de la terre.

Tant d’amitiés et d’amour bafoués, tant de méfiances alimentées, tant d’abandons, tant de solitudes… et voici qu’avec cette femme bénie entre toutes les femmes, avec son époux, une lumineuse et bienfaisante confiance devient plus resplendissante que jamais dans les tâtonnements du monde. Voici que la foi enfante celui qui doit venir. « Celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, dit Jésus, une sœur, une mère. »

Bon accomplissement de l’Avent !
Joie de la Nativité !

+ Benoît RIVIERE