Venir

Editorial d'Eglise d'Autun N° 2 - 25 janvier 2019ecoute



Dans la prière chrétienne, nous disons notre confiance joyeuse et entière en « Dieu qui est, qui était et qui vient ». Venir est la caractéristique d’un désir d’entrer en alliance. Venir est le fait d’être en mouvement et d’être porté vers les autres. Dieu entre en communion avec nous. Il veut cette alliance avec nous. Jésus accomplit parfaitement cette alliance. En entrant dans le monde, il dit : « Tu m’as façonné un corps, alors j’ai dit « voici, je viens, pour faire, ô Dieu, ta volonté. » (Hébreux 10, 9).

Le psaume 94 commence par cette invitation : « venez, crions de joie pour le Seigneur ! » Il continue en nous pressant d’écouter la voix du Seigneur, faute de quoi nous serions maintenus hors de la paix de Dieu. Où donc venir ? Et où trouver ce lieu de l’écoute joyeuse du Seigneur ? L’assemblée liturgique et le frère ou la sœur vers qui nous porte la charité concrète chaque jour, constituent ce lieu. Là nous apprenons à tourner notre cœur vers Celui qui vient.

Notre vie est une grande aspiration au bonheur

Le père Denis HUERRE, ancien père abbé de l’abbaye de la Pierre qui Vire, disait que notre vie était au fond une grande aspiration au bonheur. Nous venons au monde pour chercher Dieu qui est bonheur infini, Dieu qui vient remplir de sa douce présence la vie de chacun et de tous.

Particulièrement aidés par l’évangile Saint Luc cette année (nous lisons l’évangile selon St Luc tous les dimanches du temps ordinaire de cette année C), laissons-nous toucher vraiment par Jésus, jusque dans notre intelligence, notre mémoire et notre volonté. Il supprime les murs de séparation et il vient, brisant les portes de la mort et brisant les cercles fermés de nos citadelles intérieures.

Une attente au plus secret du cœur humain

Au plus secret du cœur humain palpite une attente d’être appelé pour vivre dans la vérité et l’amour, une attente d’être en alliance toujours avec Dieu et les autres, une attente d’entrer chaque jour davantage dans la grâce de la vie fraternelle. Et quand nous nous prêtons à la prière, quand nous venons joyeusement dans l’assemblée eucharistique, quand nous considérons le faible et le pauvre, alors nous éprouvons la réalité de la présence de Dieu qui vient lui-même nous sauver. Qu’Il nous réconforte par le don de l’Esprit-Saint consolateur et donateur de la vie !


+ Benoît RIVIERE