Evénements passés ou à venir

Aumônerie de l'EHPAD de Joncy
L'animatrice de l'EHPAD de Joncy a demandé à l'aumônier, Noël Rosé,  de rédiger un texte pour le journal de la maison de retraite réalisé par les résidents eux-mêmes.
Article journal maison retraite Joncy



Taizé

Le mercredi 3 mai, en partenariat avec les animateurs de l'hôtel Dieu de Cluny et celui de Mâcon, Marie-Claire Ménager, aumônier de ces 2 établissements a emmené des résidents à Taizé. Ce fut un moment chaleureux et plein de bienveillance pour nous tous : les frères nous ont accueillis comme des rois !

1705wk6839bur


Aumônerie d'Autun : envoi en mission d'Imelda

Depuis plusieurs mois, je réfléchissais à visiter des malades à l’hôpital. Lorsque j’en ai parlé à l’Aumônier, Caroline, celle-ci m’a proposé de faire un essai. C’est avec joie que j’ai accepté. En effet, visiter les personnes en souffrance, les écouter me réjouissait ! Pourtant, ça n’a pas été facile. J’ai pris mon temps pour m’investir pleinement car l’écoute, voire l’accompagnement ne va pas de soi.


Je visite des malades dont la plupart, sont atteints de la maladie d’Alzheimer. Autant dire que la posture est compliquée. C’est pourquoi j’ai pris ce temps. Et quand j’ai été prête, Caroline m’a proposé un envoi en mission. J’ai alors pris conscience que l’accompagnement des malades fait au nom de l’Eglise, au nom de Dieu était très important. La bénédiction du prêtre lors de la messe, m’a fait réaliser pleinement qu’en consacrant du temps aux personnes fragilisées, donner la communion, c’est apporter l’amour de Jésus. C’est comme si le Seigneur m’envoyait personnellement auprès de ces personnes pour qu’Il puisse se livrer à elles. J’ai été très émue.

L’envoi en mission me rappelle qu’il suffit juste parfois d’être présent, de donner du temps, de faire des gestes tendres en livrant tout l’amour que nous pouvons donner. Apporter la communion, c’est aussi permettre à Jésus d’apporter sa paix. C’est permettre aux personnes de s’exprimer humainement, de s’adresser à Dieu et d’avoir confiance.

Quand je constate cela, je me dis quelle joie, quelle émotion d’être un vecteur de l’Amour.

L’Aumônier nous accompagne et nous aide à exprimer ce qui peut être bon pour les malades. Elle nous aide aussi à exprimer ce que nous pouvons ressentir. C’est toujours pour le bien être des personnes, au nom de Jésus.

Ainsi, cet envoi en mission a été pour moi une étape essentielle dans la manière d’appréhender la visite d’hôpital. Cela a éveillé en moi l’importance dans la façon d’agir auprès des malades et la conscience qu’une fois ce choix fait de vouloir visiter les malades, ce n’est pas pour soi mais pour l’autre au nom de l’Eglise et pour Jésus.



Devenir disciples missionnaires en Jésus Christ dans le cadre de la pastorale de la santé
" Humaniser le monde en aimant le monde"

Le 9 novembre 2016, à l’invitation du service diocésain de la Pastorale de la Santé, 180 visiteurs de malades en établissement de santé ou à domicile ont fait le déplacement jusqu’à la salle municipale des Rocheriaux à saint Désert pour une formation sur « devenir disciples missionnaires dans le cadre de la Pastorale de la Santé » avec Mme Gwennola RIMBAUT, théologienne, ancienne enseignante à l’université catholique d’Angers.

Mais avant tout, nous nous sommes tournés vers celui qui est au centre de notre mission, le Christ, en écoutant l’évangile de Luc 10, 1-9.17-20 : l’envoi en mission deux par deux.

Pour illustrer le thème, fil conducteur de l’après-midi, il a semblé nécessaire de s’appuyer sur des témoignages de visiteurs et d’un prêtre accompagnateur d’une équipe d’aumônerie hospitalière. Comment chacun a pu prendre conscience de l’aspect ecclésial de sa mission ? Pourquoi se sont-ils engagés, comment ils vivent ce service, qu’est-ce qui les aide, quel cheminement spirituel ? Un témoin dit : « J’ai eu des successions d’appel jusqu’à ce que je sache que c’était là que le Christ voulait m’envoyer ».

Mme Gwennola RIMBAUT nous partage sa vision de l’expression « Devenir disciples missionnaires en Jésus-Christ », ce que chacun vit régulièrement lorsqu’il visite des malades.

Le verbe « devenir » nous indique qu’il y a un cheminement à vivre... Nous avons le désir de chercher Dieu et le désir d’être proches des personnes. Nous avons à devenir des cœurs aimants. Et pour ce faire nous sommes « disciples » du Christ qui lui-même est attaché à son Père. Le disciple met Jésus au centre de sa vie. Et comme chrétien, notre « mission » s’inscrit dans la mission de Jésus Christ, l’envoyé du Père. Elle concerne tous les baptisés sans exception : nous avons à révéler l’amour de Dieu pour le monde en étant nous-mêmes porteurs de cet amour. Nous devenons disciples missionnaires en Jésus Christ. Le « en » est important. Nous avons pu être appelés par tel ou tel mais nous ne sommes pas leur disciple. Notre ciment c’est Jésus Christ. C’est lui qui nous permet de vivre l’unité ecclésiale dans la mission alors que nos différences peuvent être source de tensions douloureuses.

Est-ce que le monde peut se reconnaître aimé de Dieu dans ce que nous faisons ? Et en particulier les plus fragiles parmi les fragiles que nous visitons ?

Puis Gwennola nous a donné quelques conditions et repères pour vivre la mission en pastorale de la santé : le discernement lors de l’appel, le temps de stage, la vie en équipe en tant que cellule d’Eglise, la formation initiale et continue, la relecture pastorale.

En fin d’après-midi, le Père René AUCOURT, Délégué de l’évêque pour la Pastorale de la Santé, a envoyé chacun en mission là où il est, en reprenant quelques paroles fortes entendues dans l’après-midi :

Devenez disciples dans la progression et l’humilité.
Soyez à l’écoute des appels du Seigneur, des appels du monde.
Répondez par votre action concrète.
Restez toujours dans ce devenir permanent.
Soyez disponibles à l’Esprit Saint.
Discernez, vérifiez sa présence. Relisez votre expérience. Ecoutez sa Parole.
Reconnaissez que vous êtes appelés.
Soyez attachés au Christ. Suivez-le.
Mettez-le au centre de votre vie.
Portez avec le Christ jusqu’au don de sa vie.
Vivez la compassion active avec le Christ.
Ecoutez avec lui la souffrance de l’autre.
Soyez missionnaires avec le Christ en mission.
Essayez par toute votre vie de rayonner la vie du Christ, l’amour miséricordieux du Père.
Allez à la rencontre les mains nues.
Vivez la mission unique du Christ.
N’oubliez pas votre appel à la sainteté pour humaniser le monde, en aimant le monde.
Vivez la mission dans la diversité des tâches.
Demeurez unis au Christ qui habite en vous.
N’oubliez jamais, vérifiez, que tout homme et les plus fragiles en particulier, se reconnaissent aimés de Dieu dans ce que vous faites.
Devenez ensemble, en Eglise, disciples missionnaires en Jésus Christ.

Documentation

DVD "Chemin de croix à Marseille"


DVD Chemin de croix à MarseilleUne réalisation de la Pastorale de la Santé de Marseille et du Service Diocésain de l’Audio-Visuel.
Cette méditation à partir du chemin de Croix de l’Eglise de Saint Barnabé à Marseille peut être une aide à la prière, personnelle ou en groupe, en particulier pendant le Carême ou le Vendredi Saint.
Durée 30 mn.
https://vimeo.com/60329576

Le DVD est disponible au service de la pastorale de la santé. 03.85.47.16.32



Mourir avec dignité

Fiche rédigée en janvier 2014 par le groupe CapBio composé de personnes des services de la pastorale de la santé et de la pastorale familiale

Question d’actualité controversée qui mérite de bien savoir de quoi l’on parle.
La mort est un processus normal qui entraîne avec elle un lot de souffrances physiques, psychologiques et spirituelles qui touchent aussi bien les personnes malades que leur entourage. Tous recherchent des moyens pour vivre ce passage dans le respect de la personne et sa dignité.
Les soins palliatifs se sont heureusement développés depuis quelques années. Fondamentalement, il s’agit d’accorder une attention toute particulière à la personne souffrante, de la respecter et la reconnaître dans son humanité, de lui assurer le confort physique indispensable et de lui offrir un soutien ainsi qu’à son entourage. Ils veulent donner un moyen pour traverser le chemin de la fin de vie sans retenir la personne malade ni accélérer son départ.
Ainsi les soins palliatifs se définissent comme « des soins actifs délivrés dans une approche globale de la personne atteinte d'une maladie grave, évolutive ou terminale. » Ils se traduisent d’abord par une prise en compte et un traitement de la douleur et par des soins de confort comme les soins de bouche ou les massages... Ils veulent apporter la meilleure qualité de vie possible pour les malades et leur entourage. L’écoute et la communication, même non-verbale, sont premières. C’est la personne tout entière qui est prise en compte, y compris dans ses relations. Cela implique un lien entre tous les soignants, la famille et le malade.
Toute personne malade est ainsi regardée non pas enfermée dans sa maladie mais vivante jusqu’au bout. Le regard des soignants comme de l’entourage est considération et respect.
La fin de vie appelle également une réflexion de fond : la mort fait partie de la vie. L’homme ne peut pas ignorer ni maîtriser son ultime destinée. Sa dignité profonde passe par sa façon de vivre son dernier chemin : être une personne reconnue dans sa dignité jusqu’au bout de la vie.





Le consentement éclairé

Fiche rédigée en juin 2014 par le groupe CapBio composé de personnes des services de la pastorale de la santé et de la pastorale familiale

De quoi parle-t-on ?
La loi du 4 mars 2002 demande que le consentement du patient soit respecté. Cela impose en conséquence qu’aucun acte médical ne peut être pratiqué sans le consentement du patient et que le médecin doit respecter la volonté de la personne. Pour préserver l’autonomie du patient et le responsabiliser dans sa prise de décision, son consentement aux soins proposés est « libre, éclairé et révocable à tout moment. »
Ainsi le consentement éclairé est la manière d’appliquer dans la pratique le respect de l’autonomie des individus. Dans cet esprit, cela suppose que la relation médecin- patient soit une relation horizontale où l’un et l’autre échangent et communiquent. Nous ne sommes plus dans la relation paternaliste qui a prévalu jusque-là dans la relation soignant- soigné.
Une relation patient- médecin
Toute la difficulté du consentement éclairé réside dans sa réalisation authentique et non pas seulement dans les mots. D’un côté, le patient a besoin d’être informé en détail sur la maladie elle-même, sur l’évolution, sur les possibilités d’actions, sur les risques et les bienfaits. Le patient reçoit ces informations de façon subjective avec ses croyances, ses valeurs, ses émotions, sa capacité de réagir... De l’autre côté, le médecin, pour ajuster ses propos, a besoin de savoir ce que ressent le patient, comment il interprète sa maladie et comment il l’intègre dans sa vie. Car il ne s’agit pas simplement d’information mais de communication. Pour cette raison, le médecin, pas toujours préparé à cela, devra cependant discerner quoi, comment et quand informer, pour que le consentement éclairé soit réel. Il faut s’arrêter sur ce que le patient a envie de savoir, ce qu’il peut et ce qu’il accepte d’entendre par rapport à son devenir, aux difficultés, à la gravité de sa situation. Le patient n’est pas seulement un corps mais un être humain avec toutes ses dimensions. De sa capacité à recevoir les informations vont dépendre la ou les décisions pour lesquelles il joue une partie importante de sa vie. La loi n’exige pas toujours d’écrit, mais souligne l’importance de la relation et de l’échange avec le patient.
La personne de confiance
Dans ce cadre, le choix d’une personne de confiance devient essentiel. Il est donc recommandé de la choisir pour que si le patient n’est plus en mesure de choisir, ou bien est seul, sans famille, une personne référente puisse intervenir.
Des conditions particulières
Lorsqu’une personne n’est pas en état d’exprimer sa volonté, aucune intervention ou investigation ne peut être réalisée sans que cette personne de confiance prévue, la famille ou, à défaut, l’un de ses proches n’ait été consulté. Si la vie de cette personne est en jeu, le médecin ou le chirurgien peut être amené à intervenir sans pouvoir recueillir de consentement, ni avertir la famille ou la personne de confiance. En tout état de cause, le médecin doit mettre en œuvre tout ce qu’il peut pour sauver la vie de son patient et lui assurer une prise en charge adéquate. Devant un risque vital, le médecin doit passer outre l’absence ou le refus du consentement au soin. En cas de refus de soin, le médecin doit s’efforcer de convaincre son patient jusqu’à faire appel à un confrère si besoin. Face à des croyances sectaires, le médecin devra respecter la volonté des patients après les avoir clairement informés des conséquences de leur refus ; en cas de risque vital, le médecin devra agir en conscience. Face à un mineur en danger, le médecin doit donner les soins nécessaires après avoir averti le procureur de la République. En résumé, si le malade est hors d’état d’exprimer sa volonté, le médecin ne peut intervenir sans que ses proches aient été prévenus et informés, sauf urgence vitale ou impossibilité.
Nul n’est censé ignorer la loi
Ces précisions voudra ient simplement permettre de bien connaître ce que dit la loi française de façon à vivre le mieux possible toutes ces possibilités qui nous sont offertes. Bien sûr des questions se poseront toujours. Chaque situation est particulière.



La personne de confiance

Fiche rédigée en janvier 2015 par le groupe CapBio composé de personnes des services de la pastorale de la santé et de la pastorale familiale.

Toute personne hospitalisée ou rentrant dans un structure de santé a la possibilité de désigner une personne de confiance, disposition instaurée par la loi du 4 mars 2002. Cette personne, nécessairement majeure, est librement choisie par le malade : elle peut être un parent, un proche ou son médecin traitant. La mission de cette personne est définie par le malade. Elle peut, selon son souhait : - l’aider dans les démarches à accomplir- l’assister aux entretiens médicaux pour l’aider dans les meilleurs choix thérapeutiques à adopter. Dans l’hypothèse où le malade ne serait plus en mesure de recevoir les informations médicales, ni consentir à des actes, cette personne deviendrait alors l’interlocuteur privilégié et serait la personne consultée par le médecin pour adapter au mieux son traitement. Le malade a la possibilité de révoquer la personne désignée à tout moment et, le cas échéant, d’en désigner une nouvelle.

« La fin de vie et la mort engagent le sens d’une existence ; elles ne sont pas qu’un problème technique à maîtriser ; il est vital de pouvoir s’en entretenir en confiance. »(Mgr d’Ornellas http://findevie.catholique.fr/ )

 

 

_

cellule ecoute aumoniers extrait



 



Voir plus d'infos ci-dessous

Le message de la Pastorale de la Santé,
du Père René AUCOURT et de Soeur Dirce MORO


Bonjour,

Aujourd’hui, je voudrais simplement au nom du Service diocésain de la pastorale de la santé saluer chaleureusement chacun et chacune. Saluer, c’est-à-dire dire des mots de Paix à chacun. Des mots de Paix à vous qui œuvrez dans ce Service de la Pastorale de la santé, à vous aussi les personne seules ou malades, à vous qui vivez l’épreuve de la maladie et peut-être aussi à vous qui vivez l’épreuve du deuil…

Sachez que beaucoup pensent à vous. Sachez que beaucoup prient pour vous. La prière nous unit, nous rend proche les uns des autres. Avec Sœur Dirce, nous sommes frappés par le très grand nombre d’initiatives qui sont prises.

Parfois des aumôniers peuvent continuer d’aller dans les établissements, parfois ce n’est pas possible mais des liens sont bien réels. Ici ce sont des aumôniers qui parlent avec les résidents par Skype. Ailleurs ce sont les enfants du KT qui ont envoyé des dessins pour les résidents. Ici ce sont, grâce des animatrices, quelques branches de rameaux qui leur sont donnés. Ailleurs des appels téléphoniques réguliers permettent de garder le lien…

Continuez, continuons, particulièrement en cette Semaine Sainte qui approche et qui nous rappelle que Jésus, le Christ mort et ressuscité, est venu prendre la main de chacun pour le mettre debout.

Bonne continuation

Père René Aucourt

cellule ecoute aumoniers

Témoignages

A l’occasion du dimanche de la santé – 8 février 2015     

dimanchesante2015

Témoignage de M. André GEORGE, médecin de 62 ans à Cluny et à Salornay


Comme tous les médecins et soignants, en entamant mes études médicales, j’étais habité par un profond idéal de service de toutes ces personnes qui, comme Job, ont « le corps couvert de vermine », sont accablés par la détresse d’une vie qui parait rude et douloureuse et qui crient ou murmurent un appel à l’aide.
C’est ainsi que fort de ma formation et des compétences reçues et entretenues pendant tant d’années, avec également l’expertise de l’expérience, j’ai fait tant de choses pour guérir, soulager et relever tous ces « prochains » que le Seigneur a mis sur ma route. Comme le bon samaritain, j’ai posé des actes et j’ai essayé de ne laisser personne au bord de la route.

Et pourtant… que de personnes surtout âgées, sans mémoire, étiquetées Alzheimer, déments séniles qui sont devenus comme des arbres sans racines. J’en ai rencontré tant et de plus en plus. Après quelques mois, quelques années, ils ne parlent plus, ils ne bougent plus, ils ne s’expriment plus. Ils se contentent de gémir parfois en permanence, rendant l’entourage mal à l’aise et enfermant les soignants dans un silence protecteur et des gestes de soins mécaniques.
Tous ces malades ont mis de plus en plus en moi une interrogation prégnante, même culpabilisante et décourageante. Que puis-je faire ? Toujours ce « faire », encore ce « faire » souvent si pauvre.

Et les années passant, ma carrière professionnelle touchant bientôt à son terme, La providence m’a permis de cheminer autrement en me faisant découvrir et expérimenter surtout que, comme l’a écrit Christian Bobin, « soigner, c’est aussi dévisager, parler, reconnaitre par le regard et la parole, la souveraineté intacte de ceux qui semblent avoir tout perdu ». C’est cette main que Jésus a pris et cette parole qui convient qu’il a adressé à la belle-mère de Pierre.
C’est ainsi que, depuis maintenant presque 4 années, j’ai osé le risque d’un dernier virage professionnel pour ne plus « faire » en priorité mais bien  d’abord « être en relation » et « prendre soin » de la personne âgée fragile à la fin de sa vie et en fin de vie. Surtout quand l’état démentiel rend difficile la communication

Quand je fais mémoire de cette étape de vie professionnelle actuellement en cours, que de regards échangés dans une indicible intensité, de chuchotements murmurés, que de mains saisies délicatement et de caresses tendres pour apaiser…  Ensuite et seulement alors, un acte ou un soin consenti, jamais imposé pour finalement vivre une « consolidation émotionnelle » positive faite de gratitudes échangées et de sourires partagés au terme de cette rencontre d’émotions à émotions entre soignants et soignés. Elle est maintenant loin cette force conquérante du médecin qui sait et qui peut, qui a un pouvoir.
Ma priorité maintenant c’est, très humblement, dans un acte de foi discret, non-dit, malgré mes propres fragilités, permettre à mon frère humain de rester vivant jusque et par-delà sa Pâques. C’est, par-delà un corps qui n’est déjà plus vraiment et un esprit qui souvent semble déjà parti, continuer à tisser des liens par un regard solidaire, une parole douce et un toucher-tendresse afin que les personnes âgées les plus dépendantes, les mourants restent dans la sérénité.

Chaque fois, ces moments intenses, difficiles parfois de la fin de vie, sont déjà des moments d’éternité au terme desquels je reçois en héritage l’humanitude de ces personnes. Et je grandis chaque fois alors dans l’Espérance.

Pastorale de la Santé

La Pastorale de la Santé a pour mission d'assurer une attention fraternelle et un soutien humain et spirituel auprès des personnes malades, handicapées ou à domicile.


Pour cela, elle favorise la rencontre entre  toutes les personnes concernées : aumôniers d'hôpitaux et de cliniques, professionnels de la santé, visiteurs à domicile, groupes et mouvements de la santé.Elle veut assurer l'appel, la formation et le soutien des acteurs de cette pastorale. Elle cherche à favoriser la rencontre et l'écoute réciproque entre le monde - avec ses questions importantes d'éthique - et l'Eglise dont le message est au service de la dignité de l'homme.

Responsable : Père René AUCOURT

Membres de l'équipe : L'Equipe Diocésaine de la Pastorale de la Santé est constituée de délégués des différentes composantes de la Pastorale de la Santé.

- Délégué Diocésain pour la Pastorale de la Santé (DDPS) : Père René AUCOURT -  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

- Responsable Diocésaine des Aumôneries Hospitalières (RDAH) : Soeur Dirce MORO - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


- Pour la Pastorale des Personnes en situation de Handicap (PPH) :  Mme Fançoise LUC - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.     

Pour le Service Evangélique des Malades (SEM) : Père Noël GAUTHERON - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

- Pour les Professionnels de la Santé : M. Georges TOMASI - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Pour l'Hospitalité diocésaine :

Coordonnées :

 03 85 47 16 32   /  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Maison Diocésaine
28 avenue de Bourgogne  - Cidex 1505
71390 SAINT DESERT
 
Secrétaire : Pascale MAURANNE
Horaires du secrétariat : 9h.-16h. (sauf le mercredi)

"Une Eglise qui n'aurait plus rien à faire et plus rien à dire là où l'on souffre et où l'on meurt,  là où l'on espère et là où l'on guérit, serait-elle encore l'Eglise de Jésus Christ ?" (Mgr Rozier, 1982, Lourdes)

En lien avec :
ACMSS (Action Catholique des Milieux Sanitaires et Sociaux)
Foi et Lumière
Lourdes Cancer Espérance