Devenir visiteuse de malades à l'hôpital

Depuis plusieurs mois, je réfléchissais à visiter des malades à l’hôpital. Lorsque j’en ai parlé à l’Aumônier, Caroline, celle-ci m’a proposé de faire un essai. C’est avec joie que j’ai accepté. En effet, visiter les personnes en souffrance, les écouter me réjouissait ! Pourtant, ça n’a pas été facile. J’ai pris mon temps pour m’investir pleinement car l’’écoute, voire l’accompagnement ne va pas de soi.

Je visite des malades dont la plupart, sont atteints de la maladie d’Alzheimer. Autant dire que la posture est compliquée. C’est pourquoi j’ai pris ce temps. Et quand j’ai été prête, Caroline m’a proposé un envoi en mission. J’ai alors pris conscience que l’accompagnement des malades fait au nom de l’Eglise, au nom de Dieu était très important. La bénédiction du prêtre lors de la messe, m’a fait réaliser pleinement qu’en consacrant du temps aux personnes fragilisées, donner la communion, c’est apporter l’amour de Jésus. C’est comme si le Seigneur m’envoyait personnellement auprès de ces personnes pour qu’Il puisse se livrer à elles. J’ai été très émue.

L’envoi en mission me rappelle qu’il suffit juste parfois d’être présent, de donner du temps, de faire des gestes tendres en livrant tout l’amour que nous pouvons donner. Apporter la communion, c’est aussi permettre à Jésus d’apporter sa paix. C’est permettre aux personnes de s’exprimer humainement, de s’adresser à Dieu et d’avoir confiance.

Quand je constate cela, je me dis quelle joie, quelle émotion d’être un vecteur de l’Amour.

L’Aumônier nous accompagne et nous aide à exprimer ce qui peut être bon pour les malades. Elle nous aide aussi à exprimer ce que nous pouvons ressentir. C’est toujours pour le bien être des personnes, au nom de Jésus.

Ainsi, cet envoi en mission a été pour moi une étape essentielle dans la manière d’appréhender la visite d’hôpital. Cela a éveillé en moi l’importance dans la façon d’agir auprès des malades et la conscience qu’une fois ce choix fait de vouloir visiter les malades, ce n’est pas pour soi mais pour l’autre au nom de l’Eglise et pour Jésus.



Imelda