Petite enfance

L'âge de la petite enfance est un moment important pour devenir chrétien. L'enfant se familiarise avec la prière en regardant prier ceux qui l'entourent. Il apprend les gestes et les paroles des prières en imitant ceux qui les font avec lui.

JARDIN PAQUES TOULON SUR ARROUX
L'éveil à la foi s'adresse aux enfants entre 0 et 7 ans, baptisés ou non.
L'enfant entre progressivement dans la relation à Dieu Père, par le Fils et dans l'Esprit.
Jésus-Christ devient pour lui quelqu'un de familier si ses proches lui en parlent et le lui font connaître dans la vie quotidienne.

L'éveil à la foi et l'éveil à la vie sont indissociables

l'enfant rencontre Dieu dans la vie de tous les jours, dans la communauté des chrétiens, dans la Parole de Dieu et dans la prière.

- L'enfant a besoin que nous lui parlions pour vivre, il est sécurisé par l'écoute et la parole de l'adulte. Ce que nous lui disons doit être cohérent avec ce qu'il vit et ce qu'il ressent.
- Pour éveiller un enfant à la foi, il est nécessaire de lui parler de Dieu en termes justes et lui donner des images plurielles pour ne pas enfermer Dieu dans une seule image ou un seul discours. Les enfants aiment les histoires de toutes sortes et il est très important de lui lire aussi des histoires de la bible en s'appuyant sur des livres adaptés à son âge. Cela lui permet de faire connaissance des personnages de la bible et de se familiariser avec Dieu par Sa Parole.
- La fréquentation de la communauté des chrétiens fait partie de la vie de l'enfant quand il accompagne ses parents qui rencontrent d'autres chrétiens.
  • Vivre en Eglise permet la rencontre, le partage, l'échange.
  • Vivre en Eglise permet de vivre ensemble un chemin de foi.
  • Vivre en Eglise permet de célébrer ensemble le Seigneur. Voyant ses parents vivre en communauté d'Eglise, l'enfant trouvera tout naturellement sa place à la messe, dans les célébrations ou dans les temps qui lui sont consacrés.
-La prière crée une relation forte entre Dieu et les hommes. L'enfant découvre la prière en voyant ses parents, les adultes qui l'entourent vivre cette relation à Dieu.

L'expérience humaine permet de découvrir l'expérience spirituelle.

Je suis curieux, je grandis, je suis aimé, je suis triste...Ces expériences vécues dès la petite enfance permettent l'apprentissage de la relation aux autres, la confrontation aux lois, aux interdits. Pour grandir les enfants ont besoin de se sentir aimé et reconnu. Il apprend aussi que certains conflits appellent une réconciliation.
Ces expériences sont le lieu de la découverte d'un Dieu d'amour et de vie. Ce qui se transmet ici passe essentiellement par des gestes, des attitudes que l'enfant perçoit intuitivement d'où l'importance du rôle des parents dans cette transmission pour apprendre à découvrir Dieu dans les gestes de tous les jours

Texte national pour l’orientation de la catéchèse en France

« L’âge de la petite enfance est un moment important pour le « devenir chrétien ». A cet âge de la vie, il convient de développer des propositions qui privilégient l’imprégnation. Le petit enfant se familiarise avec des manières de prier en s’imprégnant de la prière de ceux qui l’entourent; il apprend à poser des gestes de la foi en imitant ceux qui les font avec lui; il aime écouter des histoires en osmose avec la personne qui les lui lit. A cet âge, toute proposition s’appuie donc nécessairement sur la présence des parents et de la communauté humaine proche de des parents. Dans le cadre de cet éveil à la foi des tout-petits, il importe de proposer des célébrations spécialement ajustées à la petite enfance. Elles sont un lieu irremplaçable de familiarisation avec la liturgie et la prière chrétienne. En accordant une place importante aux récits bibliques, elles contribuent à forger une mémoire de la foi. Il convient seulement de considérer le petit enfant dans son environnement familial. Tout ce que vit un tout-petit a nécessairement des répercussions sur sa famille et inversement. »

Session Bienvenue 2020, paroles de catholiques de Saône-et-Loire



La lettre de Monseigneur Benoît RIVIERE en début de reconfinement

La lettre de Monseigneur Benoît RIVIERE en début de reconfinement
Un encouragement à « prier et aimer »

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Le 3 novembre, Monseigneur Benoît Rivière a adressé la lettre suivante aux Curés de paroisse et à l’ensemble du presbyterium, aux Diacres, aux Laïcs en Mission Ecclésiale et aux Communautés Religieuses.

Chers amis,
En ce début de novembre, marqué par la Toussaint et la prière pour tous les défunts, nous aimerions tant être touchés par la lumière réconfortante du « royaume préparé depuis la fondation du monde » ; nous aspirons à ce royaume, et nous savons y être déjà associés par la charité active.

Les événements du monde
Les événements qui ébranlent le monde, particulièrement le récent attentat meurtrier de Nice, provoquent des réactions multiples : compassion envers les victimes et leurs familles, tristesse profonde, colère, résignation, peur, haine, besoin vital de trouver des raisons nouvelles de vivre et d’espérer, soif de fraternité, goût approfondi de relations qui humanisent, soif d’être écouté et d’écouter, de collaborer avec les autres... Et il me semble normal que divers sentiments puissent parfois cohabiter en nous.
Nous cherchons à comprendre ce qui s’est passé et nous n’y arrivons pas : l’assassinat d’un professeur et, quelques jours plus tard, celui de trois chrétiens dans une église, nous révoltent profondément. C’est comme si la France, dans l’ensemble de sa tradition nationale singulière, se trouvait violée à mort. En effet, il s’agit de la mort d’un enseignant, c’est-à-dire, d’un homme en relation de parole avec ses élèves, et il s’agit de priants dans leur dialogue confiant avec Dieu en un lieu justement dédié à cette liberté de parole.
Parce que la parole humaine est pour nous toujours infiniment respectable, parce que la foi d’un frère ou d’une sœur en humanité est quelque chose de sacré, nous nous sentons actuellement atteints aux tréfonds de nous-mêmes par ces crimes qui n’auraient jamais dû être commis.


Prier et aimer
Il est bon de nous réconforter les uns les autres sans excepter personne, et de recevoir des messages d’amis en ces circonstances. J’en ai reçu un certain nombre, comme vous avez dû vous-mêmes en recevoir.
Dans cette lettre, je veux essentiellement vous demander de poursuivre ce que vous faites déjà, c’est-à-dire de prier et d’aimer. Pour nous, d’ailleurs, ces deux choses s’encouragent mutuellement. Sans prière et sans amour, nous ne ferons rien de bon. La joie de la journée du 4 octobre à Taizé continuera, en particulier dans la poursuite des nombreuses relations de solidarité que nous ne voulons surtout pas voir s’arrêter dans les semaines et les mois à venir.

La Journée Mondiale des Pauvres
A ce propos, vous avez reçu (ou vous pouvez lire sur le site du diocèse) une lettre du groupe de diacres « Diaconie et Précarités » et un « psaume » écrit par des frères et des sœurs de « Pierre d’angle ». Il s’agit d’élargir toujours notre horizon à celui du monde qui souffre et qui espère. Nous tourner ensemble avec confiance vers le Seigneur Jésus, sûrs de l’actualité de sa demande que nous venions à Lui quand nous sommes accablés sous le poids du fardeau, voilà ce que je voudrais tant encourager dans notre diocèse. Et plus que jamais, je pense à ce que nos ancêtres dans la foi ont fait par un engagement inséparablement social et contemplatif.

La prière de confiance dans le Cœur de Jésus
Les paroissiens de Paray-le-Monial ont reçu ce dimanche de Toussaint, une invitation à se tourner ensemble dans un acte de foi et d’espérance vers Celui qui peut nous délivrer des fléaux. La pandémie de la Covid-19 n’est pas le seul fléau ; la perversion idéologique qui entraîne des esprits fragiles à tuer des frères et sœurs en humanité, en est une autre bien plus grave encore.
Je veux m’engager moi-même à renouveler souvent le même acte de foi et d’espérance, et je vous invite à prier et à favoriser la prière en ce sens. Je joins donc à ma lettre le contenu de la prière donnée le jour de Toussaint à Paray-le-Monial, et qui peut très bien servir à l’ensemble de notre diocèse, avec les précisions de lieux à adapter.

La vie liturgique
Je compte aussi sur vous tous et sur l’ensemble des catholiques qui vivent en Saône-et-Loire, pour respecter les mesures sanitaires qui ont été prises dans notre pays. Vous le savez, il s’agit du respect que nous nous devons les uns aux autres.
- Concernant les célébrations liturgiques, elles ne sont pas autorisées, à l’exception des funérailles (dans la limite de 30 participants), des mariages et des baptêmes (dans la limite de 6 personnes).
- Il m’apparaît toutefois indispensable que ne soient pas privés de la communion sacramentelle ceux qui voudront la recevoir. Je laisse aux curés de paroisse le discernement de ce qu’il y aura lieu de faire pour cela. L’expérience du premier confinement nous a appris qu’il était bon de permettre à des baptisés responsables de famille de venir le dimanche à l’église recevoir le pain eucharistique qu’ils emportent dans leur maison pour une célébration familiale. Les personnes seules qui se rendront à l’église pourront communier sur place, dans le cadre décidé par chaque paroisse. Par contre, je demande que les prêtres n’aillent pas célébrer la messe dans les familles, ni que les familles conservent chez elles le pain eucharistique.
- Il sera bon que les croyants sachent qu’ils peuvent venir à l’église pour un temps de prière silencieuse, voire, là où cela sera possible, pour l’adoration eucharistique, et pour recevoir l’aide spirituelle auprès d’un écoutant, ou bien le sacrement de la réconciliation auprès d’un prêtre.
- La catéchèse se poursuivra dans les établissements scolaires catholiques pour les élèves de ces établissements. Elle pourra se dérouler dans les locaux paroissiaux avec des groupes restreints, et avec les catéchistes qui le voudront. Là où ce ne sera pas possible, puisse-t-elle se faire de plus en plus à l’intérieur des familles, aidée par les paroisses et par les supports en ligne du service de la catéchèse et du catéchuménat !

Je suis persuadé que les temps actuels feront voir comme jamais la source à laquelle nous nous abreuvons, celle qui jaillit du cœur du Seigneur Jésus livrant par amour sa vie pour nous et pour la multitude. Je me confie à votre prière et vous redis ma très fraternelle communion avec vous dans l’espérance.

+ Benoît RIVIERE

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Avec foi et espérance
La prière de confiance dans le Cœur de Jésus

saint claude mosaique


Voici la prière à redire chaque jour, à midi si possible, en famille peut-être, ou dans une église ou une chapelle proche de chez vous, selon vos possibilités.

Il s’agit d’une proposition à nous engager, ce serait excellent, à vivre l’Heure Sainte demandée par Jésus, chaque jeudi soir, en union à sa prière de Gethsémani. Le texte essentiel de référence est Matthieu 11, 28-30 : « Venez à moi, vous tous… »

Héritiers directs du message du Cœur de Jésus en la cité de Paray-le-Monial,
Nous voulons, en ce temps de pandémie sévère, confier au Seigneur
Nos vies, nos familles, notre santé et nos cœurs.
Oui, Jésus, nous te redisons ensemble notre confiance,
Notre désir de vivre en communion avec ton Cœur :
Que nos découragements se transforment en espérance !
Nos colères, en prières ardentes pour nos frères et sœurs en souffrance !
Nos jugements sévères, en intercessions confiantes et fraternelles.
Nous nous engageons à croire en ton indéfectible protection.
Amen
Notre Père
Je vous salue Marie
Gloire au Père

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Quelle que soit l’évolution des conditions d’exercice du culte, le confinement dans lequel nous nous trouvons empêchera nombre d’entre nous de se rendre à des célébrations dans leur église.
Aussi, le diocèse d’AUTUN met à votre disposition ce moyen électronique pour « remplacer » votre offrande habituelle de quête si vous ne pouvez pas vous rendre à la messe.
Nous sommes si nombreux à faire ce petit don hebdomadaire qu’il représente une proportion importante des ressources de notre Eglise.
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