Le mot de l'évêque du 30 mars

2020 03 30

Le Christ porte avec nous le poids de cette épreuve
Message du lundi de Monseigneur Benoît RIVIERE

 



Autun, lundi 30 mars 2020

Bonjour, chères voisines, chers voisins,

Le Premier Ministre l’a donc annoncé, la période de confinement est prolongée jusqu’au 15 avril, et peut-être davantage !

Tous s’attendaient à cette décision, mais j’avais beau savoir qu’elle était nécessaire, elle a éveillé en moi plusieurs réflexions. Je vous les partage simplement.
- Comment vais-je vivre encore ainsi cette épreuve ?
- Comment sortirons-nous de cette épreuve ?
- Et que désirons-nous profondément changer en nous et entre nous, déjà, au cours de ce temps de confinement ?

Nous sommes en Carême, et nous nous demandons si ce Carême aura une fin !

Je veux garder devant les yeux du cœur l’image du Christ en croix : le Christ porte avec nous le poids de cette épreuve. Il connait mes questions.

Le Christ connait mes hésitations, mes doutes et mes larmes. Le Christ porte sur lui la blessure de nos révoltes et de nos abattements. Il sait l’insondable souffrances des malades, des soignants, des familles et celles des lieux où l’on meurt de solitude.

Et le Christ connait l’immense réconfort du moindre geste fraternel authentique. Le Christ connait et répand la joie inaltérable de la consolation de Dieu. Nous serions perdus sans le baume apaisant de l’amour fraternel.

Grâce à Lui, le Christ, ce frère universel, nous pouvons prier, nous pouvons recevoir la force de la communion dans la prière, comme vendredi soir dernier sur la place Saint Pierre de Rome.

Vendredi soir, je voyais, comme tant d’auditeurs de la prière avec le Pape, s’élever un parfum sur la ville et sur le monde entier. J’ai été entrainé avec les disciples du Christ dans cette barque, pour passer sur l’autre rive.

Et dans cette barque, le Christ a imposé le silence aux éléments déchainés. Passons sur l’autre rive !
Oui, nous éprouvons la puissance menaçante des vagues, et oui, nous éprouvons dans ce temps-ci la délicatesse et la générosité de tant et tant d’hommes, de femmes, d’enfants.

Sans la délicatesse, sans la générosité, sans le pardon inlassablement donné et reçu, nous serions engloutis dans la nuit de l’isolement mauvais. Sans miséricorde, le monde meurt vraiment ! Dans la miséricorde, il renaît vraiment !

Ce temps invite à recevoir la miséricorde comme ce baume précieux, cette parole de vérité et d’authenticité qui ne condamne pas, mais qui redonne vie, matin après matin.
Merci et bonne semaine !



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