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Soutien aux étudiants d'Irak, soutien mutuel dans la prière

ETUDIANTS IRAK2Editorial - Eglise d'Autun N° 4 - 24 février 2017


Il est toujours très beau de voir l’espérance et la charité mises en lumière dans l’humble travail des éducateurs et des enseignants. Faire vivre une école, un patronage, une aumônerie, une université... c’est croire dans la valeur infinie d’un seul être humain, et c’est aimer ceux et celles qui commencent leur existence, ou qui sont à l’aube de l’âge adulte.

Je demande aux diocésains de Saône et Loire, en ce temps de Carême, de prendre en considération tout particulièrement la nécessité de venir en aide, par la prière et par l’offrande matérielle, aux étudiants en Irak. Avec mes frères évêques de France, nous pensons important de permettre aux étudiants irakiens provenant de la région de Mossoul et qui sont réfugiés à Kirkouk pour leurs études, de poursuivre leur formation universitaire grâce à notre aide. En 2015-2016, plus de 400 jeunes ont pu le faire grâce à 1.140.000 euros récoltés.

L’évêque de Kirkouk avec qui nous sommes en relation, Mgr Youssif Thomas Mirkis, a mis en œuvre un programme pour loger, nourrir, soigner et équiper les étudiants de Kirkouk, afin de permettre un avenir à ce pays tant éprouvé. Il dit lui-même « qu’aider les futurs cadres à poursuivre leurs études en Irak est essentiel pour reconstruire le pays ». L’appel que nous lançons a donc pour but de fournir cette année, le logement, la nourriture et la connexion internet à une promotion de 668 étudiants pour un budget total de 2.000.000 euros.

Concrètement, chacun peut faire un don en ligne en cochant la case : « L’Eglise de France soutient les étudiants en Irak », ou encore envoyer un don à l’ordre de « Œuvre d’Orient – Etudiant Irak », à l’Œuvre d’Orient, 20 rue du Regard – 75006 PARIS.

Je pense encore à l’invitation qui nous est faite en ce début de Carême à nous convertir, à reconnaître avec gratitude toute personne humaine, depuis sa conception jusqu’au terme de sa vie ; je pense à l’aide que nous pouvons apporter réellement à certaines personnes, et à cette aide spirituelle si simple et belle qui consiste à nous réunir à quelques-uns autour de la table de la Parole de Dieu méditée et partagée. Quel rapport avec le soutien concret aux étudiants d’Irak ? Sans un retournement intérieur et communautaire vers l’évangile, tôt ou tard, c’est la charité fraternelle qui s’éteindra. Sans le temps de la prière personnelle et communautaire à l’écoute de l’évangile, c’est le découragement, le cynisme et la haine qui vaincront. Il y a pour nous un rapport très lumineux entre la conversion à Dieu et aux plus humbles. Il y a pour nous un rapport très lumineux entre la charité fraternelle qui écoute l’évangile à plusieurs, et le don concret de notre argent et de notre temps pour des plus démunis.

Portons-nous mutuellement dans le diocèse à vivre dans ce Carême comme un nouveau commencement !

+ Benoît RIVIERE