« Gloire à Dieu, Paix sur terre ! »

Editorial d’Eglise d’Autun N° 20 - 8 décembre 2017MGR RIVIERE 26 11 2017 ter


Dans la nuit lumineuse de la naissance de Jésus, ce chant des anges a touché le cœur d’humbles marginaux de la société du temps d’Hérode. Ces bergers n’en croyaient pas leurs oreilles ! On leur murmurait une musique d’en-haut, qui les éveillait eux-mêmes à goûter et à partager une joie qu’ils ne connaissaient plus : « une grande joie… qui sera pour tout le peuple ! Un enfant nous est né ! Un fils nous a été donné ! »

Dans la nuit de nos espoirs déçus, dans la nuit aussi de nos modestes et quotidiennes fidélités, dans la nuit qui attend l’aurore, et dans la nuit qui doute de la venue du jour, une lumière s’est levée : une lumière qu’un chant accompagne. Les promesses faites aux anciens étaient donc vraies ! L’attente des pauvres n’était pas vaine ! Le désir d’un sauveur qui ne soit pas un faux messie pouvait trouver un accomplissement ! Et la foi de Marie, l’humble fille d’Israël, rencontrait vraiment la liberté de Dieu !

Un évêque d’Alexandrie au IVème siècle, Saint Cyrille d’Alexandrie, disait : « il n'y a pas un Fils qui était le Logos né de Dieu le Père, et un autre Fils né de la Vierge sainte ; mais nous croyons que celui qui est avant tous les temps est aussi celui qui est, selon la chair, né d'une femme »

Cette femme se tiendra au milieu des disciples de Jésus, au jour de la Pentecôte, pour prier et pour recevoir le don promis. L’Esprit-Saint, dans la foi de Marie, se répandra dans toutes les réalités humaines. Aujourd’hui comme hier, quand elle est réunie, l’Eglise jubile dans l’Esprit-Saint. L’écoute du chant de l’assemblé croyante, c’est quelque chose qui surprend toujours ! Oui, comme est belle l’Eglise en prière et en pèlerinage au milieu des hommes, quand elle entre dans le chant qui vient d’en-haut : « Gloire à Dieu ! Paix sur terre ! »

Marie écoute. Les bergers racontent. L’ouverture aux humbles et aux petits qui disent ce qu’ils voient et ce qu’ils entendent eux-mêmes, est quelque chose de si important. A Taizé, lors de la clôture du synode diocésain, frère Aloïs a rappelé ces choses là, la joie, et l’écoute active des humbles.

Sur le devant de l’ambon de la cathédrale Saint Lazare à Autun, il y a un ange musicien, sculpté par Goudji. C’est le signe lumineux que dans le chant de l’Esprit-Saint, nous entendons l’évangile de la Nativité du Sauveur, aujourd’hui comme hier, et comme il en sera encore demain, jusqu’au jour de la rencontre éternelle des frères humains dans le mystère d’unité divine.

Bonne et heureuse célébration de la Nativité de notre Sauveur, Jésus Christ !

+ Benoît RIVIERE