Enseignement Catholique

Coordonnées :

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Evêché
1 Place Cardinal Perraud
71407 AUTUN CEDEX
 
Secrétaire : Mme BANOS Isabelle

Site Internet régional de l'enseignement catholique :       www.ecbourgogne.fr


Déléguée épiscopale: Mme GAY Anne  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Chargée de mission : Mme TOUSCO Françoise 03 85 47 16 35 / 06 43 22 23 99 / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Adjointe diocésaine en pastorale : Melle CADOR Dominique 06 71 56 01 46 / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Découvrez des Portes ouvertes virtuelles des Etablissements

Son projet :

L’Enseignement catholique, reconnu par la Loi Debré de 1959, dispose de ses statuts et surtout de son projet, validé par la Conférence des Evêques de France.
A l’image des Congrégations qui ajoutent de la valeur à ce projet, sans le redire ni le contredire, l’Enseignement Catholique  Interdiocésain souhaite  ajouter sa contribution particulière à la mise en œuvre du caractère propre reconnu par la Loi Debré.

Les Etats Généraux de l’Animation et la démarche exploratrice proposée à chaque diocèse par le SGEC donnent encore plus de relief à ce travail de rédaction. Rappelons-nous les caps et les archipels qui nous sont donnés à explorer.

Archipel du Questionnement de la vie  : Comprendre et s'engager à agir sur le monde
Archipel de la Lutte contre les inégalités : Vivre une solidarité proche et lointaine
                                                                          Faire preuve d'audace pour rejoindre toutes les formes de pauvreté
Archipel du Vivre-Ensemble : Ouvrir l'établissement à un ensemble plus large
Archipel du Savoir : Articuler les savoirs et les disciplines pour questionner le monde
Archipel du Temps : Croire en l'avenir des jeunes

C’est ainsi que depuis le séminaire de Nevers, dans l’esprit de « Cap sur l’exploration éducative », une réflexion interdiocésaine a été mise en œuvre autour de quatre axes :

  • le travail collaboratif en communauté d’établissements;
  • l’accueil pour tous et l’attention particulière à l’élève ;
  • l’éducation à la solidarité et à la fraternité ;
  • l’annonce explicite de la Bonne Nouvelle.
Le contenu se veut modeste. Il ne s’agit pas de multiplier les orientations, mais d’en choisir quelques-unes qui nous engagent réellement pour les 3 ans à venir, et qui donnent sens à notre action collective.
Nous retiendrons les paroles fortes exprimées lors des récollections des Chefs d’Etablissement, tant à l’abbaye de Saint-Doulchard par Mgr Francis Deniau, que celles prononcées à l’abbaye de Veniere par le Père André Guimet, vicaire Général d’Autun.

Ces paroles ont nourri spirituellement notre travail de réflexion, et nul doute qu’elles ont inspiré fortement le texte  que nous vous proposons aujourd’hui.
Des Etablissements corps d’Espérance, un trésor caché pour la société d’aujourd’hui.
Des paroles fortes, qui donnent sens

« L'Eglise se présente comme un corps d'espérance, parmi de multiples corps d'espérance comme le personnel d'un hôpital avec les soins des gens, un syndicat, un Etablissement scolaire. Un des signes du charisme de l’Etablissement catholique d’enseignement, fortement marqueur de son caractère propre, est celui d’être un corps d’Espérance. Un corps d’Espérance est un lieu ou des hommes et des femmes travaillent ensemble avec des finalités au service de l’humanité. En ce sens, il y a bien deux dimensions de l’Etablissement d’enseignement catholique : être un relais social d’éducation, et un relais ecclésial. Ce qui soutient l’Espérance du monde, c’est le travail de ces différents corps d’Espérance ».
Francis Deniau, Evêque de Nevers

« Qu’est-ce que je veux vivre, qu’est-ce que je veux servir ? Le service des autres concourt à la réalisation de moi-même. « Là où je suis, là aussi sera mon serviteur ». Le grain tombé en terre est l’expression de la glorification. Ce qui est glorieux dans notre métier est caché, invisible, enfoui. La mission de Chef d’Etablissement  touche au plus concret, au plus vital.  Notre travail  attire toute notre attention. Avoir accepté cette mission, c’est notre manière de nous mettre à la suite de Jésus ».  André Guimet, ancien Vicaire Général du Diocèse d’Autun.

Des questions qui nous font avancer :

   1.Le travail collaboratif en communauté d’établissements : « Le Fils de l’homme aura-t-il une pierre pour poser sa tête ? »

 Sur quelle Pierre Vivante voulons-nous construire notre enseignement catholique, reposer notre projet ? Telle est la première question qui nous est posée, qui renvoie à notre responsabilité de créateurs. L’organisation que nous nous donnons doit nous aider à construire un enseignement catholique performant dans ses métiers et qui témoigne de la mission qui lui a été confiée. Un enseignement catholique de proximité qui soit communautaire et solidaire.

 Le travail en secteur représente une méthodologie d’animation institutionnelle visant à rapprocher les établissements au sein d’une réalité de terrain. Cette méthodologie s’inscrit dans le projet interdiocésain de l’Enseignement Catholique. Ses objectifs sont de promouvoir un travail solidaire et responsable au sein de l’Enseignement Catholique de chaque diocèse, d’associer le plus étroitement possible les  chefs d’établissements et leurs équipes au processus de prise de décision, de renforcer les fonctions d’animation, formation et pastorale, et de travailler à la recherche de solutions de développement de proximité, qui soient innovantes et adaptées aux  besoins.

Le secteur a vocation à aider les établissements de proximité à former des communautés de travail  au sein desquelles seront discutés non seulement la mise en œuvre d’actions formation, mais l’opportunité de la carte scolaire de secteur, l’évolution de l’offre de formation, tant sur le plan qualitatif que quantitatif, sans oublier tout ce qui se rapporte à l’emploi des maîtres. Ces discussions ont valeur d’expertise, réalisées au plus près des représentations des établissements. Elles sont consultatives. En tant que telles, elles doivent préparer la prise de décision institutionnelle (CODIEC, CAEC, CAE, CDE).

Au-delà, les secteurs seront également des lieux de promotion d’un travail solidaire qui dépasse le contenu. Les communautés de travail peuvent préfigurer de vraies communautés d’établissements, au sein desquelles il deviendra possible d’inventer des solutions nouvelles de gestion, moins coûteuses et plus solidaires, entre les petits et les gros établissements

     2.L’accueil pour tous et l’attention particulière à l’élève : « Pierre, m’aimes-tu ?

 Cette première proposition, organisée autour d’une interrogation qui nous renvoie au plus fondamental de notre foi chrétienne, est illustrée par la question particulière de l’accueil des jeunes en situation de handicap dans nos établissements. Réussir l’accueil de ces jeunes aux besoins spécifiques met en évidence une capacité forte d’accueillir aussi bien tous les autres jeunes. C’est aussi rejoindre par ce biais l’intégralité du projet de l’école catholique.

L’enseignement  catholique de Saône et Loire et de la Nièvre souhaite renforcer le sens  et la cohérence des actions auprès des élèves à besoins éducatifs particuliers, ou handicapés afin de faciliter leur scolarisation et leur orientation.

Pour nous, il est fondamental de rappeler que l’ASH (adaptation et scolarisation des élèves handicapés) se trouve à une place centrale et doit être reliée aux différents projets  (pédagogique, pastoral, d’établissement, de secteur et institutionnel) dans un esprit d’ouverture à tous, même aux plus fragiles.

Par conséquent, l’accueil de ces élèves différents concerne tous les membres de la communauté éducative, qui doivent les prendre réellement en considération, porter un regard bienveillant  sur chacun et croire en ses possibilités d’évolution. La classe est l’endroit où l’on mettra en œuvre les premières actions d’aide auprès de ces élèves.

      3.L’éducation à la solidarité et à la fraternité : « Qu’as-tu fait de ton frère ? »

Cette troisième proposition, dont le fondement anthropologique est posé par une question forte, nous ramène aux valeurs évangéliques. L’enseignement catholique doit non seulement enseigner, mais aussi éduquer à ces valeurs. Le partenariat avec l’enseignement catholique de Banfora constitue un cadre offert aux établissements pour développer des projets de solidarité et de fraternité, au sein d’un échange d’égal à égal qui s’inscrive dans la durée. Pour  apprendre à construire ensemble un monde de justice et de paix.

 « Elargis l’espace de ta tente ». C’est en ces termes que nous avons été invités, pendant la préparation du jubilé de l’an 2000, à témoigner de l’universalité de l’Eglise en développant des liens avec des églises-sœurs. Le développement de telles relations s’inscrit dans la volonté de l’Enseignement Catholique d’éduquer au développement et à l’universel.

S’ouvrir aux réalités sociales, culturelles et pastorales d’une autre église diocésaine peut être une occasion de s’enrichir mutuellement dans une dynamique de donner et recevoir. C’est dans cet esprit que l’Enseignement Catholique des diocèses d’Autun et de Banfora (Burkina Faso) souhaite créer des relations d’amitié, d’échanges et de témoignage. Le partenariat est constitué d’échanges par lesquels chaque partie « donne et reçoit ». Il est un lieu de communion et de fraternité entre ces deux Eglises sœurs à travers l’Enseignement Catholique.

La commission d’éducation à l’universel (Enseignement Catholique d’Autun) rendra le service de porter ce projet de partenariat. Cette commission pourra s’élargir à l’Enseignement Catholique de Nevers. Une proposition d’un voyage découverte à Banfora pour quelques chefs d’établissement volontaires sera faite par la CEU.

   4. L’annonce explicite de la Bonne Nouvelle : « Vos cœurs n’étaient-ils pas brûlants en chemin ? »

Cette quatrième proposition  renvoie au cœur de la mission d’évangélisation portée par nos Etablissements. Elle est illustrée par le cheminement intérieur des pèlerins d’Emmaüs. Nos établissements ont vocation à devenir des Corps d’Espérance, des lieux  où, comme à Emmaüs, des hommes et des femmes, jeunes ou adultes, pourront ressentir la brûlure de la Parole de Dieu, parce qu’ils trouveront sur ces lieux des témoins de la Parole et des révélateurs de l’Ecriture.

En référence à l'Évangile, un établissement catholique d'enseignement a pour mission de servir "tout l'Homme". L'animation pastorale y concerne tous les jeunes et adultes, invités à se mettre à l'écoute de l'Évangile, pour grandir en humanité. L’Enseignement Catholique a donc vocation à accueillir très largement, en restant infiniment respectueux de la liberté et des talents  de chacun. Et, à l'image du Christ,  sans se contenter de simple philanthropie, il invite, sans imposer, à aller "au-delà", à vivre des relations vraies, humbles, avec chaque personne.

Nous pouvons retenir deux enjeux principaux  pour notre enseignement catholique :
-  mieux faire comprendre la signification du "caractère propre" et de la pastorale au sein de nos  établissements.
- donner des moyens concrets pour aider à vivre ce caractère propre.

Des propositions pour traduire les paroles en actes !
  •  Le travail collaboratif en communauté d’établissements. « Faire ensemble »

- Rechercher des solutions d’accueil mutualisé des enfants handicapés (inventer des parcours), de partage de main d’œuvre, de solutions mutualisées de restauration scolaire, d’internat, de centre de formation continue, de solidarité immobilière, etc.
- Animation et formation collective sur le secteur, en lien avec la Chargée de Mission
- Annonce explicite de l’Evangile, en lien avec l’adjointe diocésaine en pastorale et les prêtres référents.
- Préparation collective de la carte scolaire (ouvertures, fermetures) dans un réel souci du bien commun.
- Promotion d’un travail de prospective au sein de chaque secteur (regroupements d’Etablissements, d’OGEC, etc.).
  • L’accueil pour tous et l’attention particulière à l’élève.

A partir de nos observations et du savoir-faire qui constitue notre vivier nous avons retenu 3 propositions.
    • Accueil et accompagnement :

 - Créer une cellule d’aide et de réflexion par secteur, qui se réunira si nécessaire à la demande du chef d’établissement, avant toute inscription définitive. La priorité est de privilégier la scolarisation dans l’enseignement catholique et de trouver les meilleures réponses à cette scolarisation.
- Renforcer le rôle de l’équipe éducative avec présence souhaitée del’enseignant référent. Cette équipe, à l’initiative du chef d’établissement, est composée des parents, du médecin de l’éducation nationale et de toutes les personnes qui interviennent auprès de l’élève dans et à l’extérieur de l’école.
- Face à une situation préoccupante ou exceptionnelle faire appel à la Chargée de mission et à la coordinatrice ASH.

    • L’enseignant spécialisé, créateur de liens :
- En cas de difficulté grave et persistante, aide directe auprès des élèves de tous niveaux, en privilégiant la co-intervention et la prévention.
- Personne ressource auprès des équipes : aide à la rédaction de PPRE, aide à l’analyse des difficultés, coordination,médiation….
- Optimiser l’action de l’enseignant spécialisé en redistribuant les postes en fonction des besoins repérés chaque année, selon les fiches de demande d’aide ou les Projets Personnalisés de Scolarisation.
- Prévoir des rencontres régulières entre enseignants spécialisés des deux diocèses afin de mutualiser des outils, des pratiques ou des réflexions pédagogiques.
    • Innovation :
- Créer des passerelles CM2/ 6ème avec intervention de l’enseignant spécialisé en cours ou auprès des professeurs le 1er trimestre de l’entrée au collège.
- Soutenir et valoriser les internats existants en créant des postes d’enseignants spécifiques qui adhèrent au projet de l’établissement. Par exemple, mise à disposition le soir après les cours pour de l’accompagnement pédagogique et éducatif.
- Prise en charge des frais de bilan psychométrique nécessaire à la constitution d’un dossier de reconnaissance de handicap (MDPH).
- Création de dispositifs adaptés ou de structures spécifiques selon les besoins repérés après enquête.

  • L’éducation à la solidarité et à la fraternité

- Elargissement de la Commission Education à l’Universel
- Le développement du partenariat avec l’Enseignement Catholique de Banfora
-  Dans le cadre de ce partenariat, promouvoir des échanges entre les établissements scolaires de tous les niveaux, les enseignants et équipes d’enseignants, les élèves, les parents d’élèves, les directeurs diocésains et leurs équipes, les aumôniers ou chargés de la pastorale dans les établissements.

  • L’annonce explicite de la Bonne Nouvelle.

Afin qu’à chacun soit donné la possibilité d’entendre cette Annonce de l'Évangile, de recevoir les moyens d'approfondir et d’exprimer son libre chemin intérieur, l'Enseignement Catholique Nièvre / Saône et Loire propose des mises en œuvre concrètes :
- La création de groupes "Pastorale de secteur", sur la base du volontariat. Ces groupes réuniraient, au niveau d'un secteur, toutes les personnes désireuses  de mutualiser leurs expériences et de travailler des outils de pastorale, voire rédiger des documents à l'usage de l'ensemble du secteur. Ces volontaires auraient  aussi un rôle "d'écoute et d'éveil" dans leur établissement.
- La création d'un groupe "Pastorale interdiocésaine" dont la mission serait d'aider les chefs d’établissements pour l'exploitation de la brochure "Annonce Explicite de l'Évangile", promulguée par le SGEC, de servir de lien entre les groupes "Pastorale de secteurs" et l'institution, de fournir des outils pédagogiques de soutenir la participation des jeunes et des adultes aux propositions diocésaines, d'aider à mettre en place une vraie relecture de nos pratiques à la lumière de l'Évangile tout en tenant compte de l'hétérogénéité des équipes éducatives elles-mêmes.
- La mise en place, de manière régulière dans les emplois du temps et pour l'ensemble de l'établissement, d'une "pause" pastorale "découvrir / débattre" (par mois ?) sur un thème choisi. Un secrétaire ferait un compte-rendu de ce qui s’y est passé et le donnerait à tout le monde (enseignants, élèves, parents...). Selon l'établissement on laisserait le choix d'animer cette heure par un enseignant, un parent, un prêtre, … Le groupe interdiocésain,  à qui on aurait transmis ces comptes-rendus, pourrait ainsi actualiser et faire évoluer ses propositions pour l’année suivante.
- La création de "fiches pédagogiques" sur les thèmes "découvrir et débattre" : "savoir donner et recevoir", "former et se laisser transformer", "choisir son chemin", "se savoir citoyens du monde et frères en humanité"…, à utiliser dans les heures de réflexion pastorale. Chaque fiche proposerait  différents moyens de lancer le débat (texte évangélique, film, témoignage, ...)

Session Bienvenue 2020, paroles de catholiques de Saône-et-Loire



La lettre de Monseigneur Benoît RIVIERE en début de reconfinement

La lettre de Monseigneur Benoît RIVIERE en début de reconfinement
Un encouragement à « prier et aimer »

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Le 3 novembre, Monseigneur Benoît Rivière a adressé la lettre suivante aux Curés de paroisse et à l’ensemble du presbyterium, aux Diacres, aux Laïcs en Mission Ecclésiale et aux Communautés Religieuses.

Chers amis,
En ce début de novembre, marqué par la Toussaint et la prière pour tous les défunts, nous aimerions tant être touchés par la lumière réconfortante du « royaume préparé depuis la fondation du monde » ; nous aspirons à ce royaume, et nous savons y être déjà associés par la charité active.

Les événements du monde
Les événements qui ébranlent le monde, particulièrement le récent attentat meurtrier de Nice, provoquent des réactions multiples : compassion envers les victimes et leurs familles, tristesse profonde, colère, résignation, peur, haine, besoin vital de trouver des raisons nouvelles de vivre et d’espérer, soif de fraternité, goût approfondi de relations qui humanisent, soif d’être écouté et d’écouter, de collaborer avec les autres... Et il me semble normal que divers sentiments puissent parfois cohabiter en nous.
Nous cherchons à comprendre ce qui s’est passé et nous n’y arrivons pas : l’assassinat d’un professeur et, quelques jours plus tard, celui de trois chrétiens dans une église, nous révoltent profondément. C’est comme si la France, dans l’ensemble de sa tradition nationale singulière, se trouvait violée à mort. En effet, il s’agit de la mort d’un enseignant, c’est-à-dire, d’un homme en relation de parole avec ses élèves, et il s’agit de priants dans leur dialogue confiant avec Dieu en un lieu justement dédié à cette liberté de parole.
Parce que la parole humaine est pour nous toujours infiniment respectable, parce que la foi d’un frère ou d’une sœur en humanité est quelque chose de sacré, nous nous sentons actuellement atteints aux tréfonds de nous-mêmes par ces crimes qui n’auraient jamais dû être commis.


Prier et aimer
Il est bon de nous réconforter les uns les autres sans excepter personne, et de recevoir des messages d’amis en ces circonstances. J’en ai reçu un certain nombre, comme vous avez dû vous-mêmes en recevoir.
Dans cette lettre, je veux essentiellement vous demander de poursuivre ce que vous faites déjà, c’est-à-dire de prier et d’aimer. Pour nous, d’ailleurs, ces deux choses s’encouragent mutuellement. Sans prière et sans amour, nous ne ferons rien de bon. La joie de la journée du 4 octobre à Taizé continuera, en particulier dans la poursuite des nombreuses relations de solidarité que nous ne voulons surtout pas voir s’arrêter dans les semaines et les mois à venir.

La Journée Mondiale des Pauvres
A ce propos, vous avez reçu (ou vous pouvez lire sur le site du diocèse) une lettre du groupe de diacres « Diaconie et Précarités » et un « psaume » écrit par des frères et des sœurs de « Pierre d’angle ». Il s’agit d’élargir toujours notre horizon à celui du monde qui souffre et qui espère. Nous tourner ensemble avec confiance vers le Seigneur Jésus, sûrs de l’actualité de sa demande que nous venions à Lui quand nous sommes accablés sous le poids du fardeau, voilà ce que je voudrais tant encourager dans notre diocèse. Et plus que jamais, je pense à ce que nos ancêtres dans la foi ont fait par un engagement inséparablement social et contemplatif.

La prière de confiance dans le Cœur de Jésus
Les paroissiens de Paray-le-Monial ont reçu ce dimanche de Toussaint, une invitation à se tourner ensemble dans un acte de foi et d’espérance vers Celui qui peut nous délivrer des fléaux. La pandémie de la Covid-19 n’est pas le seul fléau ; la perversion idéologique qui entraîne des esprits fragiles à tuer des frères et sœurs en humanité, en est une autre bien plus grave encore.
Je veux m’engager moi-même à renouveler souvent le même acte de foi et d’espérance, et je vous invite à prier et à favoriser la prière en ce sens. Je joins donc à ma lettre le contenu de la prière donnée le jour de Toussaint à Paray-le-Monial, et qui peut très bien servir à l’ensemble de notre diocèse, avec les précisions de lieux à adapter.

La vie liturgique
Je compte aussi sur vous tous et sur l’ensemble des catholiques qui vivent en Saône-et-Loire, pour respecter les mesures sanitaires qui ont été prises dans notre pays. Vous le savez, il s’agit du respect que nous nous devons les uns aux autres.
- Concernant les célébrations liturgiques, elles ne sont pas autorisées, à l’exception des funérailles (dans la limite de 30 participants), des mariages et des baptêmes (dans la limite de 6 personnes).
- Il m’apparaît toutefois indispensable que ne soient pas privés de la communion sacramentelle ceux qui voudront la recevoir. Je laisse aux curés de paroisse le discernement de ce qu’il y aura lieu de faire pour cela. L’expérience du premier confinement nous a appris qu’il était bon de permettre à des baptisés responsables de famille de venir le dimanche à l’église recevoir le pain eucharistique qu’ils emportent dans leur maison pour une célébration familiale. Les personnes seules qui se rendront à l’église pourront communier sur place, dans le cadre décidé par chaque paroisse. Par contre, je demande que les prêtres n’aillent pas célébrer la messe dans les familles, ni que les familles conservent chez elles le pain eucharistique.
- Il sera bon que les croyants sachent qu’ils peuvent venir à l’église pour un temps de prière silencieuse, voire, là où cela sera possible, pour l’adoration eucharistique, et pour recevoir l’aide spirituelle auprès d’un écoutant, ou bien le sacrement de la réconciliation auprès d’un prêtre.
- La catéchèse se poursuivra dans les établissements scolaires catholiques pour les élèves de ces établissements. Elle pourra se dérouler dans les locaux paroissiaux avec des groupes restreints, et avec les catéchistes qui le voudront. Là où ce ne sera pas possible, puisse-t-elle se faire de plus en plus à l’intérieur des familles, aidée par les paroisses et par les supports en ligne du service de la catéchèse et du catéchuménat !

Je suis persuadé que les temps actuels feront voir comme jamais la source à laquelle nous nous abreuvons, celle qui jaillit du cœur du Seigneur Jésus livrant par amour sa vie pour nous et pour la multitude. Je me confie à votre prière et vous redis ma très fraternelle communion avec vous dans l’espérance.

+ Benoît RIVIERE

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Avec foi et espérance
La prière de confiance dans le Cœur de Jésus

saint claude mosaique


Voici la prière à redire chaque jour, à midi si possible, en famille peut-être, ou dans une église ou une chapelle proche de chez vous, selon vos possibilités.

Il s’agit d’une proposition à nous engager, ce serait excellent, à vivre l’Heure Sainte demandée par Jésus, chaque jeudi soir, en union à sa prière de Gethsémani. Le texte essentiel de référence est Matthieu 11, 28-30 : « Venez à moi, vous tous… »

Héritiers directs du message du Cœur de Jésus en la cité de Paray-le-Monial,
Nous voulons, en ce temps de pandémie sévère, confier au Seigneur
Nos vies, nos familles, notre santé et nos cœurs.
Oui, Jésus, nous te redisons ensemble notre confiance,
Notre désir de vivre en communion avec ton Cœur :
Que nos découragements se transforment en espérance !
Nos colères, en prières ardentes pour nos frères et sœurs en souffrance !
Nos jugements sévères, en intercessions confiantes et fraternelles.
Nous nous engageons à croire en ton indéfectible protection.
Amen
Notre Père
Je vous salue Marie
Gloire au Père

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LE DON A LA QUETE CONTINUE !

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VISUEL quete


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Quelle que soit l’évolution des conditions d’exercice du culte, le confinement dans lequel nous nous trouvons empêchera nombre d’entre nous de se rendre à des célébrations dans leur église.
Aussi, le diocèse d’AUTUN met à votre disposition ce moyen électronique pour « remplacer » votre offrande habituelle de quête si vous ne pouvez pas vous rendre à la messe.
Nous sommes si nombreux à faire ce petit don hebdomadaire qu’il représente une proportion importante des ressources de notre Eglise.
Merci d’avance de continuer dans cette fidélité