«Tourner notre regard avec gratitude
vers le Concile
Vatican II»
(Benoît XVI)
Une délégation
diocésaine vient de faire une bonne expérience, qui pourra aider la communauté
diocésaine toute entière à l’avenir. Dans quelques mois en effet, s’ouvrira l’année
de la Foi, conjointement au 50ème anniversaire de l’ouverture du 21ème
Concile œcuménique.
Les 24 et 25 mars
derniers, avec les 2500 participants venus des diocèses de France, nous nous
sommes donc tournés ensemble vers le formidable appel d’air qu’a provoqué le
Concile ; et nous avons respiré le bon air de la foi des pères
conciliaires. Aux côtés des évêques, qui ont ensuite prolongé ce week-end
d’action de grâces par leur assemblée ordinaire du printemps, les délégations
diocésaines sont entrées dans un heureux mouvement de réouverture aux grandes
intuitions du Concile.
Quelles ont donc
été les grandes intuitions du Concile ? Elles se concentrent finalement en
une seule, simple et profonde qu’a bien montré le cardinal André Vingt-Trois
dans sa conférence : écouter pour aimer. Les pères conciliaires n’ont pas
tant voulu mieux organiser l’Eglise, ni adapter le langage chrétien au monde
moderne, ni parler de l’homme pour tenter d’être entendus sur la question de
Dieu ; ils ont voulu écouter le Verbe éternel de Dieu entré dans notre
humanité, et, l’écoutant ensemble, l’accueillant ensemble venant vers nous,
mieux découvrir ce que veut dire d’aimer les hommes d’aujourd’hui.
A leur manière à
eux d’ailleurs, les autres témoins et conférenciers qui nous ont livré leur
expression de gratitude devant l’œuvre du Concile, ont montré que les pères du
Concile avaient voulu repartir de la lumière unique du Christ vivant, ce Christ
qui a connu pour nous la mort sur la Croix, pour éclairer humblement et en
vérité le monde actuel, et pour mieux le servir. Comment serait-il possible de
servir les autres sans les voir ? Et comment les voir sans être éclairés
par la juste lumière du Verbe créateur ? « Le Christ est la vraie
lumière qui éclaire tout homme en venant dans le monde », a dit Saint
Jean.
Une jeune
néophyte, infirmière, nous a dit le choc qu’a été pour elle la rencontre du
Christ « totalement bienveillant », et la joie qu’elle éprouve, dans
sa rencontre avec les personnes âgées et les malades, de découvrir « les
trésors cachés sous les cendres. »
Un évêque né en
1962, c'est-à-dire au moment de l’ouverture du Concile, nous a rappelé qu’un
chrétien ne l’était pas pour lui seul, mais porté par les autres et portant les
autres. N’est ce pas le sens de la responsabilité que le baptême nous donne à
exercer dans le monde ?
Il dépend, je
pense de l’ensemble des baptisés de montrer la vérité de ce qu’écrivait le pape
il y a tout juste dix ans pour le 40ème anniversaire de Vatican
II : « nous pouvons révéler que l’aspect positif est plus grand et
plus vivant que ce qu’il pouvait apparaître dans l’agitation des années qui ont
suivi 1968. Aujourd’hui, nous voyons que la bonne semence, même si elle se
développe lentement, croît toutefois et que croît également notre profonde
gratitude pour l’œuvre accomplie par le Concile. »
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Benoît RIVIERE
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