Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash



Notre évêque

Monseigneur Benoit Rivère













  "Ma grâce te suffit"
(2 Cor 12,9)


«Tourner notre regard avec gratitude
vers le Concile Vatican II»

(Benoît XVI)

 

 

Une délégation diocésaine vient de faire une bonne expérience, qui pourra aider la communauté diocésaine toute entière à l’avenir. Dans quelques mois en effet, s’ouvrira l’année de la Foi, conjointement au 50ème anniversaire de l’ouverture du 21ème Concile œcuménique.

 

Les 24 et 25 mars derniers, avec les 2500 participants venus des diocèses de France, nous nous sommes donc tournés ensemble vers le formidable appel d’air qu’a provoqué le Concile ; et nous avons respiré le bon air de la foi des pères conciliaires. Aux côtés des évêques, qui ont ensuite prolongé ce week-end d’action de grâces par leur assemblée ordinaire du printemps, les délégations diocésaines sont entrées dans un heureux mouvement de réouverture aux grandes intuitions du Concile.

 

Quelles ont donc été les grandes intuitions du Concile ? Elles se concentrent finalement en une seule, simple et profonde qu’a bien montré le cardinal André Vingt-Trois dans sa conférence : écouter pour aimer. Les pères conciliaires n’ont pas tant voulu mieux organiser l’Eglise, ni adapter le langage chrétien au monde moderne, ni parler de l’homme pour tenter d’être entendus sur la question de Dieu ; ils ont voulu écouter le Verbe éternel de Dieu entré dans notre humanité, et, l’écoutant ensemble, l’accueillant ensemble venant vers nous, mieux découvrir ce que veut dire d’aimer les hommes d’aujourd’hui.

 

A leur manière à eux d’ailleurs, les autres témoins et conférenciers qui nous ont livré leur expression de gratitude devant l’œuvre du Concile, ont montré que les pères du Concile avaient voulu repartir de la lumière unique du Christ vivant, ce Christ qui a connu pour nous la mort sur la Croix, pour éclairer humblement et en vérité le monde actuel, et pour mieux le servir. Comment serait-il possible de servir les autres sans les voir ? Et comment les voir sans être éclairés par la juste lumière du Verbe créateur ? « Le Christ est la vraie lumière qui éclaire tout homme en venant dans le monde », a dit Saint Jean.

 

Une jeune néophyte, infirmière, nous a dit le choc qu’a été pour elle la rencontre du Christ « totalement bienveillant », et la joie qu’elle éprouve, dans sa rencontre avec les personnes âgées et les malades, de découvrir « les trésors cachés sous les cendres. »

 

Un évêque né en 1962, c'est-à-dire au moment de l’ouverture du Concile, nous a rappelé qu’un chrétien ne l’était pas pour lui seul, mais porté par les autres et portant les autres. N’est ce pas le sens de la responsabilité que le baptême nous donne à exercer dans le monde ?

 

Il dépend, je pense de l’ensemble des baptisés de montrer la vérité de ce qu’écrivait le pape il y a tout juste dix ans pour le 40ème anniversaire de Vatican II : « nous pouvons révéler que l’aspect positif est plus grand et plus vivant que ce qu’il pouvait apparaître dans l’agitation des années qui ont suivi 1968. Aujourd’hui, nous voyons que la bonne semence, même si elle se développe lentement, croît toutefois et que croît également notre profonde gratitude pour l’œuvre accomplie par le Concile. »

 

 

+ Benoît RIVIERE