Cluny 2010
Odon,
Odilon, Hugues, pour
quoi ?
La
gloire de Cluny, c’est LE
monastère qui quadrille l’Europe et essaime la foi, la culture, les
arts, les
sciences, le respect des morts, la paix de Dieu qui limite (un peu) les
temps
de guerre. L’ONU fait-elle aussi bien aujourd’hui ?
Le
grand œuvre de Cluny, c’est
la vie de milliers de moines confiant leur vie à la règle de Saint
Benoît.
Au-delà
de l’architecture, des
arts, de la science, des routes et des chemins, Cluny 2010 doit être,
au moins
pour le croyant et l’homme de bonne volonté, l’occasion de redécouvrir
ce qui
est le cœur du cœur de l’Abbaye : « Tu veux la vraie
vie ? »
L’archevêque
anglican de
Cantorbury, Rowan Williams, résume ainsi la Règle :
le moine doit
être transparent (sans tromperie
sur
lui-même) ; il doit être artisan de
paix (qu’est-ce que je fais circuler autour de
moi ?); il doit être responsable (de
lui-même et de ses
actes). Ce qui est dit du moine peut être dit de n’importe quel
chrétien, de
n’importe quel citoyen, de n’importe quel honnête homme (ou
femme !)
public ou privé.
On
doit souhaiter que CLUNY
2010 invite à aller plus loin que l’évocation des gloires passées de la
ville
abbaye et sa réputation touristique. Le monde est-il moins
violent
aujourd’hui qu’au temps de Hugues ? La paix clunisienne est
toujours à
bâtir. Par qui d’autre que nous. ?
Les
voies de la paix passent
peut-être, pour chacun, par la « boîte à 74
outils » du chapitre
IV de la
Règle
de Benoît vécue à Cluny. Allez voir : ce n’est pas triste et,
pour la paix,
ce fut efficace. Et ce l’est toujours.
Mgr Pierre Calimé
Histoire de Cluny
Cluny 2010
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