• Accueil

Accueillons avec joie « Laudato si »

Accueillons avec joie « Laudato si », l’encyclique sur l’écologie du Pape François

riviere et pape
Notre Evêque Monseigneur Benoît Rivière, présente ainsi la Lettre encyclique. « Laudato si’, mi’ Signore », - « Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur notre mère la terre », sont les premiers mots du chant de louange si célèbre de Saint François d’Assise.
Ce sont aussi les premiers mots de l’encyclique du Pape François « sur la sauvegarde de la maison commune », parue aujourd’hui, et qui traite de l’écologie. C’est un texte très important pour l’avenir du monde, pour la protection de la nature et de la vie humaine.

L’image de notre maison commune et de ce qui s’y passe parcourt l’ensemble du texte, qui ne constitue ni un plaidoyer écologique, ni un énoncé technique de propositions politiques, ni un écrit romantique sur une nature perdue. L’encyclique indique des défis à relever, s’avance sur des pistes concrètes pour sauvegarder l’avenir de l’homme sur la terre. Elle invite à un débat clair pour un engagement dans de nouveaux modes de vie.

Le respect de la création est une exigence de la foi chrétienne, donc une des raisons de la publication de ce texte. Le Pape rappelle qu’écologie humaine et écologie naturelle sont liées. Il nous fait part de son sentiment d’urgence et de la nécessité d’un courage à mettre en œuvre sur cette question. Dans la Bible, Dieu a créé la terre et l'homme, le jardin et la personne. La terre est ce jardin où l’homme a créé sa maison. L’homme n’est pas qu’être pensant, il est aussi nature. Une blessure faite à la nature peut devenir aussi une offense à l’homme.

Relisons alors, comme invite à le faire le Pape François, la prière de Saint François, comme une pédagogie de la vie dans ce jardin de la nature. Chacun doit, en effet, accepter un espace, une distance de pauvreté, de non-pouvoir, entre lui et la nature. Pour le croyant, le monde ne se contemple pas de l’extérieur mais de l’intérieur, en reconnaissant les liens par lesquels Dieu a uni l’homme à tous les êtres. Alors, écrit le Pape, il faut nous engager dans une conversion écologique en commençant par écouter autant « la clameur de la terre » que « la clameur des pauvres ».

J’invite donc chacun en Saône-et-Loire, croyant ou non, à lire l’encyclique du Pape, à la comprendre et à la partager avec d’autres. Elle ouvre de nouvelles perspectives pour voir le monde autrement. Elle permet, en effet, un nouveau dialogue sur la façon dont nous construisons l’avenir de la planète, et dont les responsables des états vont débattre en France à la fin de cette année. Elle propose de suivre, de façon urgente, des chemins de solidarité universelle.

Lire le texte de l'encyclique, ici